| Accident médical et CRCI : mode d'emploi |
| Écrit par Jeoffrey Moriuser |
| Lundi, 02 Février 2009 07:00 |
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Chaque année des milliers de patients sont victimes d'accidents médicaux. Aussi tragique que quotidien, cet évènement ouvre droit, selon les cas, à réparation. Il n'en demeure pas moins que cette indemnisation du préjudice subi se résume, pour la victime, à un maigre lot de consolation, voire à une peau de chagrin. Les recours visant à réparer, autant que possible, le préjudice sont multiples 1. Ils varient selon que l'acte médical a été réalisé par un médecin libéral ou une clinique, un hôpital, ou encore selon sa gravité. Au delà de ces recours juridictionnels, la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner 2, a créé les commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, affections iatrogènes et infections nosocomiales (CRCI) afin de faciliter la résolution des litiges entre les professionnels de santé et les victimes. Ce dispositif offre une nouvelle possibilité de règlement de ces différends, par la voie amiable, et vise à permettre une indemnisation rapide des victimes. Organisation et missions des CRCI Les CRCI, véritable alternative aux tribunaux, ont été créées par le décret du 3 mai 2002 3 et sont souvent présentées comme un « guichet unique » auquel les demandeurs doivent s'adresser 4. Les présidents des commissions sont assistés de collaborateurs juristes et administratifs qui forment le secrétariat de la commission 6. La commission compétente est celle de la région dans laquelle exerce le professionnel de santé ou l'établissement de santé concerné. La CRCI est saisie par courrier recommandé avec accusé de réception en indiquant les motifs de la demande ainsi que les coordonnées du demandeur et celles du professionnel de santé et/ou de l'établissement de santé concernés qui seront alors directement informés par la commission. Le dossier sera examiné par la commission qui peut, selon les cas : La commission régionale a 6 mois à compter de la réception d'un dossier complet pour rendre son avis, au vu du rapport d'expertise, sur les circonstances, les causes, la nature et l'étendue des dommages subis ainsi que sur le régime d'indemnisation applicable. Cet avis est rendu lors d'une réunion de la commission au cours de laquelle la victime peut être présente, représentée ou assistée par une personne de son choix. L'ONIAM ou l'assureur du professionnel de santé en cause a alors 4 mois à compter de l'avis pour faire une offre d'indemnisation à la victime et 1 mois pour payer si cette dernière l'accepte. Une fois acceptée cette offre vaut transaction au sens de l'article 2044 du code civil, c'est à dire qu'elle met fin à toute possibilité de procédure contentieuse, civile ou administrative, ultérieure, pour les mêmes chefs de préjudice. Néanmoins en cas d'aggravation de son état de santé, la victime peut toujours présenter un nouveau dossier devant la commission 13.
1- Recours pouvant être portés selon les cas devant les juridictions civile, administrative, pénale et/ou ordinale. 2- Loi no 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux « Droits des malades et à la qualité du système de santé » modifiée par la loi no 2002-1577 du 30 décembre 2002 relative à « La responsabilité médicale ». 3- Décret no 2002-886 du 3 mai 2002 relatifs aux « Commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales prévues à l'article L 1142-5 du code de la santé publique ». 4- Les secrétariats des CRCI sont regroupés en 4 pôles : BAGNOLET pour les régions Antilles, Basse-Normandie, Bretagne, Centre, Guyane, Haute-Normandie, Ile-de-France, Nord Pas-de-Calais, Pays de Loire, Picardie et La Réunion (36 avenue du Général de Gaulle – Tour Galliéni II – 93175 BAGNOLET Cedex - Tél.: 01.49.93.89.20), LYON pour les régions Auvergne, Bourgogne, Corse, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhones-Aples (119 avenue du Maréchal de Saxe – 69003 LYON - Tél.: 04.72.84.04.50), NANCY pour les régions Alsace, Champagne-Ardenne, France-Comté et Lorraine (Centre d'affaires Libération – 4 rue de la Foucotte – BP 40340 54006 NANCY Cedex - Tél.: 03.83.57.46.00), BORDEAUX pour les régions Aquitaine Limousin, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes, 50 rue Nicot – 33000 BORDEAUX - Tél.: 05.57.59.28.50). 5- L'ONIAM, institué par l'article L.1142-22 du code de la santé publique, a pour missions dans le cadre de ce dispositif : de mettre à disposition des CRCI les moyens nécessaires à leur fonctionnement, d'indemniser les victimes d'accidents médicaux non fautifs au titre de la solidarité nationale et d'intervenir en substitution des compagnies d'assurance en cas de silence ou de refus d'indemnisation par ces dernières. 6- La composition des CRCI et leurs règles de fonctionnement, propres à garantir leur indépendance et leur impartialité sont déterminées dans le décret no 2002-886 du 3 mai 2002 (voir supra 3) et le décret no 2003-1086 du 17 novembre 2003 relatif à « La composition des commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, affections iatrogènes et des infections nosocomiales ». 7- Article L 1142-6 du code de la santé publique. 8- Décret no 2003-314 du 4 avril 2003 relatif au « Caractère de gravité des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales prévu à l'article L 1142-1 du code de la santé publique ». 9- Dans ce cas, la demande sera rattachée à celle de la victime principale qui vous informera du déroulement de la procédure. 10- Sur ce point, la loi du 30 décembre 2002 est venue limitée l'application de la loi du 4 mars 2002 aux instances en cours portant sur des faits postérieurs au 5 septembre 2001. 11- Dossier de demande d'indemnisation envoyé sur demande au 0810 600 160 (coût d'une communication locale) ou téléchargeable sur le site de la CRCI. 12- Arrêté du 4 mars 2003 relatif aux Pièces justificatives à joindre à une demande d'indemnisation présentée à une commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales. 13- Article L 1142-14 du code de la santé publique. 14- Article L 1142-15 du code de la santé publique. 15- Article L 1142-20 du code de la santé publique. 16- Article L 1142-19 du code de la santé publique. Commentaires (6)
![]() Par M. Lacomblez Claude, 12 juin 2009
Bonsoir,
Voilà, ayant un accident j'ai du être opérer à 3 reprise et pour la dernière opération survenue en mars2008, pour la pose d'une prothèse de l'épaule droite.Lors de l'oération le chirurgien à cassé en 2 mon humérus. De ce fait j'ai des douleurs vives,mon bras ne fonctionne pas normalement. J'ai déposé un recours pour "accident au bloc" ce dernier a été recevable, ainsi que la CPAM du reste. Elle demandait le remboursement de tous les frais postérieur à cette opération. Le CHU a été reconnu responsable de cet accident et donc comdamné à rembourser à la CPAM une somme de environ 11 000,00 € mais pour moi on me déboute et ce pour la raison suivante: Je n'ai pas prévenu le CHU de mon intention de déposer plainte. Pour moi c'est un comble. Alors si je raisonne comme eux,lorsque l'on se fait violé il faut envoyé un courrier à son violeur pour signifié que l'on va porter plainte. C'est le monde à l'envers! Que puis-je faire? Par gallo, 21 juin 2009
je vous conseil de rentrer en contact avec l association fnath la plus proche de votre ville
Par gallo, 21 juin 2009
en allant sur google vous pourrez trouver le role de la fnath et les adresses!
Par LEANDRE, 05 août 2009
bjr , j ai une rente fixée par la securite sociale de 65% dont 25 % pour le taux professionnel a cause d un accident de travail , je n ai plus le droit au assedic , je ne peux plus me servir de mon epaule , est il possible de ne plus etre inscrit a l ANPE et faire l actualisation au assedic tous les mois. peut on demander sa pre- retraite sans perdre sa rente,est elle a vie.(j ai 51 ans et 142 trimestres de travail). cordialement
Par RAHMA, 18 janvier 2010
est-il normal que la clinique ou ma soeur s'était rendu pour des difficultés respiratoires n'a pas daigné appeler la famille pour les avertir de son état grave ?
le soir elle a appelé ma soeur pour qu'elle vienne la chercher : on a refusé l'accès à ma soeur en lui demandant de revenir le lendemain. Le lendemain ma soeur se rend à l'accueil pour voir et prendre des nouvelles de ma soeur : encore une fois aucun médecin ne souhaite la rencontrer et on lui dit de revenir à 13h qu'elle serait dans une chambre. Alors qu'à la lecture du dossier médical on apprend qu'à 6h du matin ma soeur montre des signe de douleurs très forte, qu'elle fait une tachiacardie et que sa tension est à 5 Et que la clignie contacte l'hopitat a proximité pour demander le transfert du corps. A 12h seulement elle est transféré et c'est l'hopital ou elle est transféré qui nous averti de la gravité de l'état de santé de ma soeur et nous demande de venir d'urgent. Alors qu'à 10h la clinique nous avertissait du transfert en nous disant de ne pas nous inquiéter. Je souhaiterais savoir sans vouloir rentrer dans une recherche de faute médical ayant conduit au décès si la famille peut attaquer la clinique en question pour ne pas avoir permis à ma soeur et sa famille d'avoir été près d'elle et l'accompagner dans ses dernières heures. Ecrivez un commentaire
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| Mise à jour le Lundi, 02 Février 2009 21:47 |



















- un certificat médical décrivant la nature précise et la gravité du dommage ;

La fin souligne bien toutes les difficultés subsistant en pratique. Au regard du caractère souvent laconique, voire lacunaire, des avis CRCI, la mauvaise foi de l'assureur peut jouer à plein en soutenant, par exemple, que tel préjudice n'a pas été reconnu, alors qu'il l'a été.
Dans ce dernier cas, la question se pose de savoir si un tel refus de proposition sur un poste donné peut permettre une saisine de l'ONIAM limitée au poste en question.
En tout état de cause, le contradictoire balbutiant des expertises (absence fréquent de prérapport) et le refus grandissant des TA à accorder une contre-expertise, semblent militer pour une grande prudence vis à vis des CRCI.